Lundi 21 mai 2007
Une adaptation lointaine d'une nouvelle de Bram Stoker par le réalisateur provocateur du film Les Diables. Malheureusement, ici, l''épouvante gothique tourne à la bouffonerie et l'anticléricalisme tombe à plat...
La faute à quoi? Au projet tout entier en fait. Faire une semi-parodie du film d'épouvante c'est bien, mais encore faut-il avoir un scénario cohérent et faire des choix vraiment tranchés. Ici on est bien souvent le cul entre deux chaises, entre des morceaux de bravoure assez réussis (le coup d'épée mémorable de Hugh Grant, le combat à la cornemuse), des séquences humoristiques qui tombent un peu à plat (le jeune scout dans le jacuzzi, la fête plouc du début du film) et séquences "provocatrices" qui tombent, elles, dans le ridicule (la servante du Dieu Serpent qui crache du venin sur un crucifix, les scènes hideusement photographiées et mises en couleur de la crucifixion), le tout lié par un scénario chaotique dont aux enchaînement assez peu logiques.
On se rend bien compte du but, faire un film plutôt décontracté (témoin Hugh Grant en "héros" quasiment inutile) tout en ménageant quelques moments de frayeurs et quelques pointes critiques, mais le fait est que rien ne fonctionne vraiment: la réalisation et les éclairages sont très ancrées dans les 80's et relèvent plus du kitsch outrancier et du mauvais goût que de la direction artistique réussie. Par contre, le Ver Blanc en question vaut son pesant de cacahouètes dans le genre "craignos monster"!
Reste donc les quelques bons moments de délire, noyés dans la "bouillie" ambiante, ainsi que la chanson de la fête en l'honneur du châtelain: "Now what the kind of fish it was, John Dampton couldn't say / But he didn't like the look of it so he threw it down the well"... Très entrainant!
PS: on trouve une variation autour de la nouvelle de Bram Stoker dans le recueil Danse macabre de Stephen King
La faute à quoi? Au projet tout entier en fait. Faire une semi-parodie du film d'épouvante c'est bien, mais encore faut-il avoir un scénario cohérent et faire des choix vraiment tranchés. Ici on est bien souvent le cul entre deux chaises, entre des morceaux de bravoure assez réussis (le coup d'épée mémorable de Hugh Grant, le combat à la cornemuse), des séquences humoristiques qui tombent un peu à plat (le jeune scout dans le jacuzzi, la fête plouc du début du film) et séquences "provocatrices" qui tombent, elles, dans le ridicule (la servante du Dieu Serpent qui crache du venin sur un crucifix, les scènes hideusement photographiées et mises en couleur de la crucifixion), le tout lié par un scénario chaotique dont aux enchaînement assez peu logiques.On se rend bien compte du but, faire un film plutôt décontracté (témoin Hugh Grant en "héros" quasiment inutile) tout en ménageant quelques moments de frayeurs et quelques pointes critiques, mais le fait est que rien ne fonctionne vraiment: la réalisation et les éclairages sont très ancrées dans les 80's et relèvent plus du kitsch outrancier et du mauvais goût que de la direction artistique réussie. Par contre, le Ver Blanc en question vaut son pesant de cacahouètes dans le genre "craignos monster"!
Reste donc les quelques bons moments de délire, noyés dans la "bouillie" ambiante, ainsi que la chanson de la fête en l'honneur du châtelain: "Now what the kind of fish it was, John Dampton couldn't say / But he didn't like the look of it so he threw it down the well"... Très entrainant!
PS: on trouve une variation autour de la nouvelle de Bram Stoker dans le recueil Danse macabre de Stephen King
Par D. R. Frag
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Publié dans : Chroniques
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