Le cinéma ça se ressent, ça n'inclut pas seulement les films "Télérama approuve" ça n'est pas qu'une question de fric, de stars et de baratin, c'est quelque chose de physique et de viscéral.
Tout à la fois
Hommage aux films d'exploitations des années 70,
Pur film d'auteur hautement personnel et sincère,
Slasher où l'arme blanche est remplacée par une voiture,
Retour en état de grâce de Kurt Russell, Excellente plongée anachronique dans un ailleurs à mi chemin entre le monde moderne et les 70's (où cohabitent
juke box et portable),
Comédie peuplée de figures émouvantes (Stuntman Mike notamment, malgré sa folie) ou à mourir de rire (la blonde de la deuxième partie) Film expérimental où l'utilisation
de faux scratchs, sautes et détériorations de pellicule servent un montage aux petits oignons qui magnifie les sublimes cadrages
et une maîtrise des
couleurs impressionante, Détournement des ratés du cinéma fauché (faux raccords à la pelle, 2 personnages qui déambulent pendant 5minutes dans un hôpital
qui parcourent le même couloir 3 fois de suite) pour en faire de vrais éléments de la mise en scène,
Melting pot de séquences brillamment dialoguées, de scènes gores qui touchent au sublime (avec cet accident vécu sous 4 points de vue différents) et d'une course poursuite finale
hallucinante de maîtrise formelle,
Une véritable échappée hors du temps (un peu comme les films de Guy Maddin en quelque sorte, Tarantino utilisant
les tics d'une autre époque cinématographique en les adaptant à son propre univers pour créer quelque chose d'unique) qui clame le profond amour de l'auteur pour toute une frange de cinéma
souvent méprisée par ces critiques qui essayèrent d'encenser le film à Cannes sans même savoir de quoi ils parlaient...
Un pur bonheur pour tout cinéphile pervers nourri aux Franck Henenlotter, Russ Meyer, John Carpenter!
Vivement le segment Grindhouse de Rodriguez!
PS
Passons sous silence la destruction inique du projet initial des deux compères, lors de la diffusion en France, qui était tout de même de projeter deux longs métrages entrecoupés de bandes
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Amour de l'art...gent, quand tu nous tiens, merci TFM pour cette distribution... Enfin bon, c'est quand même un mal pour un bien puisque le film est allongé pour le coup de 45minutes, j'ose
espérer que l'on aura droit aux deux versions lors de la sortie en dvd!
PS2 Mad Movies a sorti un très intéressant hors série consacré au cinéma d'exploitation des séances de minuit et de drive in auxquels rend hommage
Grindhouse...
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